L’une des spécialités du Conseiller Général et du Maire de Breil, c’est de se débarrasser des problèmes délicats à gérer, en les cédant, aux autres … pour rien : à la DFCI : les pistes, au Conseil Général : la zone industrielle, la base de loisirs et maintenant la piscine.
Au premier abord la démarche paraît intéressante, mais à l’usage, elle pose quelques problèmes. L’état des pistes ne s’est pas amélioré, la zone industrielle n’a que le nom d’industriel, la base de loisirs qui tombe en ruine est un véritable scandale.
Et puis voilà la piscine. Monsieur le Conseiller
Général a décidé de la faire couvrir
aux frais du contribuable départemental (qui, soit dit en
passant, est le même que le contribuable communal).
Très beau projet pour une commune comme Breil, auquel on ne
peut qu’applaudir. Pour se faire, depuis le 12 Mai 2006, le
site de la piscine municipale Charles Sénéca a
été cédé au département pour
l’euro symbolique afin de réaliser les travaux de
couverture. Le site et la réalisation seront
restitués à la commune, les travaux
terminés.
Le moment d’extase passé, quelques questions
émergent : Pourquoi Breil ? …. Tende et Sospel ne
seraient-ils pas intéressés par une
opération aussi séduisante? Qui va payer les
frais de fonctionnement d’une piscine couverte, dont on sait
qu’ils sont difficilement supportables pour une commune
d’au moins 10.000 habitants ?
Les élèves des collèges environnants assureraient le principal des recettes. Hypothèse peu crédible lorsque l’on connaît les moyens de fonctionnement des collèges, les heures qui pourraient être consacrées à la natation et les problèmes et temps de déplacements, qui viendraient grever la participation des collèges extérieurs.
Dans l’ordre des priorités qui assaillent la commune, la couverture de la piscine et les frais de fonctionnement qui vont avec, sont-ils essentiels ? Permettez-nous d’en douter.
Michel Masséglia


COTTALORDA Danielle
sam 01 déc 2007 19:08